Molière

Création janvier 2019 à la Nef de Wissembourg


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Mise en scène Fred Cacheux

Assistant à la mise en scène Joseph Menant

Avec Muriel Inès Amat, Jessie Chapuis, Simon Delgrange, Hélène Morelli, Quentin Gratias, David Martins, Joseph Menant, Gall Gaspard, Alexandre Semjonovic

Son Madame Miniature

Décor et lumière Hervé Cherblanc

Régie Arthur Michel

Production et diffusion Luc Gérardin

Production Compagnie Facteurs Communs

Coproduction et accueil en résidence La Nef – Relais culturel de Wissembourg, Théâtre de la Madeleine – Scène conventionnée de Troyes avec le soutien de la Ville de Strasbourg, de la Région Grand Est, de la DRAC Grand Est, du Fonds d’insertion professionnelle de l’ÉSTBA financé par la Région Nouvelle-Aquitaine, de l’ENSAD – Montpellier Languedoc-Roussillon avec la participation artistique du Jeune Théâtre National – Paris

On connaît l’histoire : Harpagon est avare. Il aime l’argent de manière vitale, obsessionnelle. Plus que sa fille Élise, folle amoureuse en secret de Valère, un aristocrate désargenté qui s’est fait engager comme intendant par son père ; plus que son fils Cléante, joueur et endetté, amoureux d’une pauvre orpheline, Marianne. Et la situation s’aggrave soudain lorsqu’Harpagon annonce qu’il va marier sa fille à un vieillard fortuné et épouser Marianne, la femme aimée par son fils !

Avec l’envie féroce de faire théâtre de chaque souffle et de chaque mot, Fred Cacheux met en scène ce père tyrannique, prisonnier de son obsession, qui empêche ses propres enfants d’accéder à l’âge adulte. Il montre comment l’argent, devenu un dieu, paralyse toute vie et fait obstacle à toute relation humaine. Ce classique de Molière, d’une terrible cocasserie, révèle ainsi son éternelle actualité et résonne avec nos vies, nos propres histoires de famille et leur part d’ombre.


Cette pièce est un monument. Je désire y entrer avec appétit, et audace. Avec l’envie féroce de faire théâtre de chaque souffle et de chaque mot, de porter au sensible la comédie, la terrifiante cocasserie.
Les personnages sont animés par leur instinct, et par leur cœur. Ils doivent faire face aux imprévus qui chamboulent sans cesse leurs plans. Agir, réagir, pour survivre. L’Avare, c’est une pièce sur l’adaptation.

Mais c’est aussi une histoire d’amour : Amour de la vie, de l’être aimé, de l’argent. L’Avare, c’est une pièce sur l’amour.

Oui, c’est par le texte que nous entrerons dans la création !
S’approprier tellement le texte qu’on ait le sentiment de l’inventer. Comme s’il avait été écrit hier. Il faut du temps, de la technique d’assouplissement et beaucoup de travail de prosodie pour remonter à la genèse de la pièce.
Dans une telle appropriation pas de posture possible. On n’est pas moderne par principe, par caricature, on n’est pas classique par goût archéologique. On est. A l’instant.
Car les situations, elles, sont de toujours.
Chaque personnage est à l’extrémité d’une situation, au bord de la rupture.